Votations fédérales: non massif des Suisses aux assureurs
Par ats - Mis en ligne le 07.03.2010 à 07:14
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| Les citoyens suisses se sont massivement opposés à la baisse du taux de conversion du 2e pilier et à l'instauration d'un avocat pour les animaux, par 72,7 et 70,5% des voix. La loi chapeautant la recherche sur l'être humain a en revanche été plébiscitée à 77,2%.
Sujet le plus sensible, la réduction des rentes de la LPP à 6,4% d'ici 2016 a été littéralement balayée par 1,645 million de personnes, malgré la coûteuse campagne orchestrée par les assureurs et l'économie. Aucun canton n'a dit "oui". La gauche et les syndicats ont ainsi remporté la bataille haut la main en criant au "vol de rentes".
Le refus le plus cinglant est issu du Jura, avec 84,9% de "non". L'opposition a dépassé les huit votants sur dix aussi à Neuchâtel, à 81,6%, et en Valais, à 80,9%. A Genève, la baisse des rentes du deuxième pilier a été rejetée par 79,6% des votants, dans le canton de Vaud par 77,5%, à Fribourg par 77,4% et à Berne par 72,6%.
La première révision de la LPP, en vigueur depuis 2005, prévoit déjà une réduction progressive du taux de conversion à 6,8%, en 2013 pour les femmes et en 2014 pour les hommes. La réforme refusée dimanche visait à accélérer la baisse de cet indice déterminant la future rente sur la base du capital accumulé au fil des années de travail.
Suivant les mots d'ordre du Conseil fédéral qui préfère miser sur l'information, la prévention et les contrôles, plus de 1,6 million de personnes ont rejeté l'initiative visant à instituer un avocat pour les animaux. Tous les cantons ont dit "non".
Même Zurich, le seul canton à connaître actuellement un avocat des animaux, a repoussé l'initiative par 63,5%. Les cantons urbains ou frontaliers figurent parmi les plus sensibles à la cause animale.
La palme revient à Bâle-Ville (55,7% de "non"), suivi du Tessin (61,7%). Genève ne rejette l'initiative qu'à 66,5%, Schaffhouse (66%) et Bâle-Campagne (63,8%) se montrant encore plus généreux.
Enfin, plus de 1,7 million de Suisses ont estimé nécessaire d'ancrer la recherche sur l'être humain dans une loi. Celle-ci vise à garantir un équilibre entre respect de la personne et liberté des chercheurs. Tous les cantons ont dit "oui". La Suisse romande, réputée pour ses pôles de biotechnologies, s'est montrée la plus enthousiaste. La participation s'est élevée à près de 45%.
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