W. Werlé claque la porte du conseil d'administration de La Poste
Par ats - Mis en ligne le 05.01.2010 à 17:48
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| Les remous n'en finissent pas à la tête de La Poste. Après Rolf Hug, c'est au tour de Wolfgang Werlé de quitter avec effet immédiat le conseil d'administration présidé par Claude Béglé. Des divergences de vues avec ce dernier ont également provoqué le départ du directeur général Michel Kunz.
Economiste d'entreprise, Wolfgang Werlé, 62 ans en février, a envoyé sa lettre de démission lundi, a-t-il indiqué. Pour justifier sa décision, il fait état de divergences de vues sur la conduite et l'organisation du conseil d'administration, ainsi qu'avec les opinions exprimées publiquement par le président Claude Béglé.
M. Werlé conteste en particulier la stratégie esquissée par le patron de La Poste en décembre. Claude Béglé avait estimé que le géant jaune devait s'inspirer de l'exemple de Nestlé en faisant des affaires à l'étranger afin de gagner de l'argent pour financer le service public en Suisse.
Cette stratégie est risquée et elle n'a jamais reçu le feu vert de l'ensemble du conseil d'administration, a indiqué Wolfgang Werlé. Il était membre de cette instance depuis 2002.
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a regretté ce départ. Le renouvellement ordinaire intégral du conseil d'administration du géant jaune aura lieu ce printemps, a précise le Département fédéral de la communication. Les postes vacants seront repourvus à cette occasion.
Wolfgang Werlé est le deuxième membre du conseil d'administration de La Poste à claquer la porte en moins d'un mois. Le 22 décembre, Rudolf Hug avait motivé sa décision de quitter le navire par des "désaccords insurmontables avec le président du conseil concernant la stratégie et la direction de l'entreprise".
Le départ de Michel Kunz a mis le feu aux poudres le 14 décembre dernier. Il avait été remplacé avec effet immédiat par Jürg Bucher, par ailleurs responsable de PostFinance.
Un an auparavant, la nomination d'un successeur à Ulrich Gygi avait suscité une rivalité entre Michel Kunz et Claude Béglé. Ce dernier avait demandé à Moritz Leuenberger s'il pouvait viser la direction de La Poste en plus de la présidence du conseil d'administration. La réponse avait été "non".
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