Yann Moix: Le big bide
En février, La meute de Yann Moix avait bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle. Aujourd’hui, on s’aperçoit que les ventes du livre sont ridicules en Suisse romande.
BÉRÉZINA. On se rappelle dans quel climat d’excitation furieuse s’était déroulée, en février, la publication du pamphlet de Yann Moix sur l’affaire Polanski et la Suisse (La meute, Grasset): couverture médiatique digne d’un conflit mondial, polémique sur une hypothétique censure de l’auteur sur Facebook, agitation jusque dans les chancelleries puisque l’ambassade de France avait alors jugé bon d’«exprimer sa sympathie et sa compréhension à l’égard de tous ses amis suisses légitimement choqués». Tout ça pour quoi? Des ventes absolument dérisoires, dignes d’une plaquette publiée à compte d’auteur par un poète inuit. Chez Payot Libraire, on donne le chiffre de 41 exemplaires vendus pour l’ensemble de ses magasins de Suisse romande. Et c’est exactement au même chiffre que parvient la Fnac en cumulant ses ventes réalisées à Genève, Lausanne et Fribourg. En France, La meute ne fait guère mieux: en mars, une enquête du Parisien mentionnait le livre de Yann Moix parmi les grands flops éditoriaux de l’année à côté de Deleuze, Sheila et moi d’André Manoukian.
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