Avec la fondue tiède et la bénichon, les chroniques de Jean Ammann publiées dans La Liberté sont une des plus réjouissantes contributions du canton de Fribourg au patrimoine de l’humanité. On a rarement lu des choses aussi drôles et stylées sur Hans-Rudolf Merz, Navarro ou la «pensée» de Me Bonnant: «C’est celle d’une élite maurassienne qui, du haut de sa chaise à porteurs, combat toutes les aspirations du peuple sous prétexte que celui-ci est vulgaire, inculte et taiseux.» Jean Ammann est un doux chez qui la vacherie se tient toujours en embuscade. MA